Jauldes dévoile un nouveau livre dépeignant les mésaventures d'une marque de motos française

Oubliez les Ducati, les Yamaha ou encore les Harley-Davidson, ce soir on va causer d’un raté à la française, un vrai bon pétard mouillé dans le paysage moto hexagonal. Jauldes met en lumière le destin chaotique d’une marque qui aurait pu faire de l’ombre aux géants comme BMW Motorrad ou Kawasaki, mais qui a fini par percuter le bitume avec une telle violence qu’on en parle encore. Thierry Cazenabe plante son drapeau avec un nouvel ouvrage ultra fouillé, un mélange d’histoire vraie, d’hommes et de trahisons où la passion se heurte aux placements foireux. Bouclez vos casques, ça va secouer.
Une trilogie qui bourre le mou sur l’histoire méconnue des motos françaises
Thierry Cazenabe ne fait pas dans la littérature technique à dormir debout. Après avoir retourné le passé avec deux précédents livres sur des bouses mécaniques aussi mythiques que ratées — la BFG aux moteurs de bagnoles et la Barigo, reine du rallye Paris-Dakar avant de s’effondrer comme un soufflé au fromage — il signe un troisième round avec « Voxan, trajectoire d’une comète ». Oui, une comète ! Parce qu’elle est née vite, brillante, et s’est crashée encore plus vite. Implantée à Issoire dans le Puy-de-Dôme de 1996 à 2010, Voxan voulait jouer dans la cour des grands face à Honda, KTM ou Triumph. Le livre ne cherche pas la technique mais raconte l’histoire des hommes, ces pilotes de bois dans un milieu où les places sont chères.

Les raisons du plongeon : quand le fils Dassault dynamite tout
Jacques Gardette débarque avec son costume de self-made-man blindé de thunes, avec à ses côtés Laurent Dassault et le pilote Marc Fontan. La marque s’embarque avec des routières 1000cc qui donnent envie — même un puriste supportant Ducati ou KTM pourrait rêver d’une Voxan en daily. Mais voilà, le fils Dassault débarque comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, fout la pagaille, et au final, il lâche la caisse à peine quelques années plus tard. Entre un dépôt de bilan en 2001, une tentative de sauvetage ratée à Bordeaux en 2003, et une nouvelle faillite en 2010, la belle aventure part en cacahuète. Oui, on sait faire des avions et des trains en France, mais une bécane ? Pas la même limonade.
Un drame industriel raconté par un amoureux des deux roues
Thierry Cazenabe, né dans la charentaise, avec un grand-père maréchal-ferrant réparant bikes et vélos, délivre un récit qui fait plus que crisser des pneus. Passé l’effet dram’ et les crashs, les interviews et le contexte politico-médiatique de l’époque s’enchainent, jetant une lumière crue sur les raisons du naufrage. Oui, tu, le pilote du dimanche avec ta CB500 et ton sac Red Bull, c’est pas parce qu’on manque de savoir-faire que c’est foutu, c’est souvent le bordel au sommet qui ruine les rêves — un peu comme quand tu perds au démarrage sur circuit à cause d’un cran d’embrayage foireux.
Voxan, une histoire à lire pour les vrais mordus de moto
Préfacé par le pote de toujours Benoît Delépine (le mec du Groland), ce livre revient sur des modèles qui avaient de la gueule : le Roadster (‘99), le Café Racer (2000) et le Scrambler (2001). Du design pointu, un moteur original, un vrai capital lancé dans l’aventure. Ça sentait le cream de la crème. Pourtant la route s’est terminée en goudron – avec un gros paquet de raisons qui tiennent plus de la saga familiale que d’une quelconque faute technique.
Le bouquin s’arrache à 1000 exemplaires, vendu dans quelques pépites locales à Angoulême, Champniers ou dans les boutiques pour collectionneurs. Bref, c’est du lourd pour comprendre comment, entre BMW Motorrad, Suzuki, ou même Moto Guzzi, s’infiltrer dans l’arène de la moto, c’est du sport de haut niveau, même quand t’as des moyens à la Dassault.
Alors, est-ce que ça vaut le coup de craquer son portefeuille ? Pas pour reléguer ta Ducati ou ton Harley dans le garage, mais si on me passe l’ouvrage, je le trimballerais en balade, histoire de comprendre pourquoi la France a du mal à coller sa gomme sur le bitume des grandes marques. La leçon ? Garde la foi, tiens tes guidons serrés, mais fais gaffe à qui fouille dans ta boîte à vitesses. Sinon, t’es bon pour finir comme Voxan : une étoile filante au firmament du deux-roues national.
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