Mon aventure en tant que motard lors de la saison de WERC à Carole

Deux jours à Carole, le genre de week-end où t’es traité comme un prince, avec une moto qui promet à mort : la FZ8 Road Cup de Yamaha. Rien à gérer, juste à rouler, à sentir la piste sous tes roues et à perdre un slider en plein virage. Oui, ça shake, ça brûle l’adrénaline, et ça fout des belles courbatures aux fesses. Entre roulages, qualifs et une endurance qui te fait jongler avec la pluie et les trajectoires, la saison WERC à Carole, c’est du sport de haut niveau, sans que ça vire tarte à la crème. Ça claque, c’est brut, c’est fun : bienvenue dans la jungle des pistards amateurs qui en ont sous le casque.
Découvrir la domination de la FZ8 Road Cup sur le circuit Carole
Le vendredi, à moins de vingt bornes de la maison, c’est le départ pour le circuit Carole. Pas question d’emmener sa bécane perso, la star c’est la Yamaha FZ8 Road Cup 2011, un monstre préparé par Yamaha France Racing et bichonné par le team Thorn Bike. Et quand on te sort des options titane, des guides de fourche Ohlins, un maître-cylindre Brembo RCS, et une chaîne AFAM partenaire officiel du WERC, c’est sûr, on rigole pas avec la préparation.
Ça envoie du lourd, la prise en main est aussi rapide qu’un coup de gaz bien placé, et le moteur vibre plus qu’un R1 de 2003. Mais attention, cette beauté de Yamaha te pousse vers l’extérieur en sortie de virage – un défaut corrigé illico par l’équipe en abaissant la fourche, et paf, ça tient mieux la route. On touche au sublime lorsqu’on découvre que même en frottant violemment les sliders, elle reste accrochée à la trajectoire, un vrai joujou pour balancer avec style. Le freinage ? Mordant comme une Kawasaki bien affutée. Bref, la FZ8 tient la route et met à terre pas mal de Ducati, Honda ou Suzuki qui rêvent de pareille agilité sur le bitume de Carole.

Les aléas du roulage : sliders perdus et contrôles sonores
Fin de première session, contrôle technique. C’est là que tu réalises que ta moto peut être aussi capricieuse qu'une BMW Motorrad en panne. Cales pieds trop usées et manque d’évacuation dans le bas du carénage, et voilà la FZ8 recalée. Heureusement, l’équipe Thorn Bike est là pour régler ça fissa, parce qu’une moto qui passe pas au contrôle, c’est pas cool, même si t’as l’impression d’être le roi du monde en combi cuir. La double dose d'options racing, c’est bien beau, mais faut aussi penser aux détails qui fâchent.
Dernière session, on teste la position sur une machine au guidon droit – ça change de mes habitudes et ça demande de vraiment doser la poignée des gaz. Le passage au sonomètre (sans chicane) explose les 102 dB autorisés par la FFM : 107 dB, et on me rappelle à l’ordre. Quand la pluie débarque, les contrôles sont suspendus… et la tension aussi, parce que rouler sur le mouillé avec une meule survoltée, c’est un vrai défi pour survivre à la session sans partir en rodéo.
Qualifications, galères en pré-grille et course sprint
Le samedi, au réveil, un petit défi mécanique avec la couverture chauffante de la roue avant joue les fantômes, mais ça repart au bout de quelques bidouillages. Le problème, c’est les chronos : j’ai l’impression d’envoyer, mais ça reste moyen. Quand la météo oblige au passage aux pneus pluie, c’est l’occasion d’un baptême mouillé qui fait chauffer le chrono et les sensations.
Le vrai foutoir commence en pré-grille, quand je me retrouve bloqué dans la voie des stands pendant que les copains s’installent en première ligne. Résultat, départ du fond de la grille, une galère qu’on ne digère pas vite. Mais les premiers virages dans Alpha, c’est du vrai catch : un pilote fait un tout droit, j’en profite pour choper une FZ6 et la doubler. Le jeu du chat et de la souris débute, mais quand les premiers gros bras rattrapent la meute, le rythme change. Je termine en 26e position sur 29, mais je vous assure, j’ai poussé la bête jusqu’au gouffre.
Le clou de la journée : punch de l’organisateur et bulles pour la bande
Après la baston en mode serré, place au traditionnel débrief, avec Philippe Vasseur, grand manitou de Bullster et Secdem, qui arrose les pilotes avec quelques bulles et surtout de bonnes surprises à gagner : huiles ELF, pneus Dunlop, un vrai microcosme du racing amateur où l’entraide et la rivalité se mêlent comme carburant et huile moteur. Bref, ici on est pas là pour enfiler des perles, mais pour s’éclater sur les pistes et derrière le bar d’après-course.
La vraie endurance : pluie, ravitaillement et sliders perdus
Dimanche, on se la joue cool avec une grasse mat’ bien méritée. Le briefing matinal est sérieux : choix des pneus face à l’incertitude météo, stratégie de ravitaillement. Sur la piste, c’est l’heure du vrai combat, une heure intense où la pluie joue à cache-cache avec le bitume.
Au 12e tour, un ravitaillement express qui aurait pu virer désastre : essence débordante, nettoyage rapide, et hop, repartir. Dans la foulée, virage paraboloïde, sensation bizarre au genou. Et la pompe à adrénaline s’emballe : slider perdu ! Rouler sans slider, c’est comme un DJ sans platine : tu peux toujours essayer, mais c’est la galère assurée. La dernière demi-heure est un calvaire, le cuir accroche le vibreur, mais le pilote tient bon malgré un positionnement pas top pour les grands bonhommes.
Je finis 24e sur 29, avec un mal aux fesses qui laisse des souvenirs, mais surtout un respect immense pour cette discipline où le fun rime avec douleur et maîtrise technique. Entre KTM, Aprilia, Husqvarna et Triumph qui parsèment le plateau, on sent que la compétition WERC est un melting-pot de passionnés prêts à en découdre.
Fiers remerciements et rendez-vous pour la finale au Vigeant
Big up à toute la team Yamaha France Racing, avec José Leloir à la manœuvre, sans qui cette escapade sur la FZ8 Road Cup n’aurait pas été aussi épique. Merci aussi au Repaire des motards, SBR Menuiserie, NGK Spark Plugs, Leader Bikes et Emprinte pour le soutien sans faille. La saison n’est pas finie, on se retrouve début septembre au circuit du Vigeant, histoire de souffler une bougie de plus sur la Promotion Cup 1000.
Pour qui veut se plonger dans l’enfer joyeux des WERC, pour du vrai pilotage amateur ou simplement le plaisir de sentir la gomme crisser, il y a de quoi mater des pépites sur cette page dédiée à la compétition amateur.
Et oui, toi là, le pilote du dimanche avec ta CB500 qui rêvasse devant son écran, sache que la route est à ceux qui osent lâcher les gaz, tester leurs limites et vivre leur passion à fond, que ce soit sur une Ducati qui brûle l’asphalte ou une Honda fidèle au poste. Alors, prêt à te joindre à la meute ?
PS : est-ce que j’achèterais une FZ8 Road Cup ? Pas avec mon fric, mais si on me la prête, je cours direct jusqu’à Valence, une main dans le slip et un sourire en coin.
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