Doubs : Christophe Beddeleem, l’artisan passionné derrière La Patte d’Ours, Le Globe et Home Café

Dans le Doubs, il y avait un homme qui ne se contentait pas de servir des plats, mais qui concoctait des souvenirs. Christophe Beddeleem n'était pas seulement un restaurateur, mais un vrai marchand de bonheur, comme il aimait à se surnommer. Malheureusement, son aventure s'est arrêtée le 19 février 2026, à 59 ans, laissant derrière lui une empreinte indélébile.

Né à Dunkerque, Christophe avait ce mélange des profondeurs, entre la mer du Nord et les paysages jurassiens. Pas directement destiné à la gastronomie, il a d'abord exploré des horizons inattendus : chaudronnerie, construction navale, avant de découvrir que le vrai bonheur se cachait derrière un comptoir. Ses escales en Belgique et ses expériences dans la vente ont affûté son sens du service. On aurait dit un pilote expérimenté, savoir faire de l'ombre à la concurrence.

Son retour à Dunkerque avec son bar de plage, L’Espadrille, n'était que le début d'une série de coups audacieux. Puis, le Doubs est devenu son terrain de jeu : Le restaurant du Port à Villers-le-Lac, La Patte d’Ours aux Fins, et enfin, Chez elle et Lui à Besançon. Ses établissements comme Le Globe et Home Café ne sont pas que des lieux, mais des expériences. La bonne bouffe, un sourire franc et une ambiance qui donne envie de rester des heures à discuter autour d'une bière.

Avec son amour pour les motos, il n'était pas qu'un chef, mais un épicurien à plein temps. La maladie a essayé de le mettre à terre, mais lui, comme tout bon motard, a su garder la tête haute, toujours prêt à rassurer ceux qui l'entouraient. Ce n'est pas juste un homme qui s'en va, mais un véritable emblème de la générosité et de l'artisanat local qu'on perd.

Les obsèques de Christophe auront lieu ce mardi 24 février à 10 h 30 en l’église de Flangebouche. Qu'il repose en paix, cet artisan passionné du Doubs, dont les œuvres continueront à nourrir les âmes et les estomacs de ceux qui l'ont connu.

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Alistair

Qui je suis ? Bonne question.Je suis ce type qu’on entend arriver avant de le voir. Si ça pète, si ça glisse, si ça gueule — je suis probablement dessus. J’ai passé plus de temps à bouffer du bitume qu’à dormir, et franchement, c’est pas plus mal. Ex-journaliste moto, pilote du dimanche qui traîne encore les sliders, et mec un peu trop excité quand une bécane fait plus de 150 chevaux.Je ne suis pas là pour te vendre du rêve en brochure. Les motos, je les essaie comme il faut : sur piste, dans la merde, sous la flotte, ou sur une nationale défoncée, histoire de voir si c’est du costaud… ou juste du marketing sur deux roues. Je râle souvent, je rigole tout le temps, et j’écris comme je parle : sans filtre et sans foutaises.Tu veux des belles phrases corporate et du storytelling LinkedIn ? Va voir ailleurs.Mais si t’aimes l’odeur d’embrayage cramé, les avis francs et les wheelings involontaires, t’es au bon endroit.

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