ENTRETIEN. À La Gacilly, Jean-Marie Périer revient sur ses voyages autour du monde et raconte l’histoire de ses clichés

Un studio, quelques briquets et une bande de stars dans le noir : Jean-Marie Périer n’a jamais eu besoin d’un mode d’emploi de trois cents pages pour faire une photo qui marque. À La Gacilly, le photographe remonte le fil de ses voyages autour du monde et de ses clichés, avec des récits qui donnent à chaque image un petit supplément de vie.
À La Gacilly, Jean-Marie Périer raconte l’histoire de ses photos
Pour cette édition 2026 du Festival Photo de La Gacilly, ses images emblématiques des années pop prennent l’air en grand format. Françoise Hardy, Jacques Dutronc, les Beatles ou Alain Delon : les visages sont célèbres, mais l’histoire des photos ne se résume pas à un casting de légende.
Dans cet entretien, Périer raconte les circonstances, les rencontres et les trouvailles qui ont conduit à ces portraits. L’exposition est annoncée jusqu’au 4 octobre 2026, au cœur d’un festival qui fête sa 23e édition : de quoi regarder ces images autrement qu’en simple album de stars.
Le récit de Jean-Marie Périer à La Gacilly met en avant un regard nourri par des voyages dans de nombreux pays. Ici, le décor ne sert pas de fond d’écran : il devient une part de l’aventure, et parfois le meilleur déclencheur.

Des voyages autour du monde, loin du cliché de carte postale
Les voyages autour du monde apportent aux images leur énergie de terrain : des lieux, des hasards et des gens croisés en chemin. Périer ne raconte pas seulement où il est allé ; il revient sur ce qui a rendu une scène assez singulière pour mériter d’être photographiée.
Ce goût du récit donne à l’exposition un rythme particulier. Une photo connue peut soudain changer de vitesse quand son auteur en raconte les coulisses : le spectateur ne voit plus seulement un visage, il découvre le moment qui l’a fait entrer dans l’image.
Le sujet résonne avec la programmation 2026, qui réunit notamment Jean-Marie Périer, Raymond Depardon, Vincent Munier, Pierre et Gilles. Pour suivre le festival et ses rendez-vous à La Gacilly, le fil de l’actualité locale permet aussi de retrouver le contexte de cette édition.
Des clichés fabriqués à l’instinct, pas à la chaîne
Chez Périer, la technique sait parfois prendre une sortie de route. Dans une séquence diffusée par le festival, il raconte avoir placé ses modèles dans l’obscurité, chacun avec un briquet et une cigarette, pour réaliser une image éclairée par ces petites flammes. Une mise en scène minimale, mais un résultat impossible à confondre avec une photo de studio bien peignée.
Cette anecdote dit beaucoup de sa photographie : l’idée compte autant que le matériel, et l’imprévu peut devenir le meilleur assistant. Les images exposées à La Gacilly gardent cette liberté, avec des souvenirs qui ne sentent jamais la pose répétée au métronome.
La vidéo du festival permet d’entendre ces récits de voyage et de création dans le ton direct qui les rend vivants. Pour découvrir d’autres coulisses, le rendez-vous « Derrière l’objectif » prolonge la visite au-delà des tirages.
À La Gacilly, les histoires derrière les portraits changent le regard
Les grandes figures des années 1960 attirent d’abord l’œil ; les anecdotes retiennent ensuite le visiteur. C’est là que l’exposition prend son élan : une image n’est plus seulement un fragment de célébrité, mais le résultat d’une rencontre et d’un choix parfois improvisé.
Le récit de la naissance de l’exposition souligne d’ailleurs la simplicité du premier contact avec le photographe. Une idée lancée comme un coup de fil, puis des clichés qui traversent les décennies : à La Gacilly, le meilleur révélateur reste encore l’histoire racontée par celui qui était derrière l’objectif.
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