À travers le Jura jusqu'à Lourdes : un périple incroyable à cyclomoteur et les rencontres humaines inoubliables
Attention, amateurs de deux-roues et de voyages qui ont du goût : imaginez un héros, un vétéran du guidon, qui traverse la France à 40 km/h sur un cyclomoteur de 1969, un Honda PS50 pour être précis. Non, ce n'est pas un remake de "Rendez-vous en enfer"! C'est l'histoire de Pierre Hostettler, un septuagénaire qui dépoussière ses souvenirs d’ado en se lançant dans un périple du Jura jusqu’à Lourdes, à l'occasion d'un pèlerinage des motards. Un défi insolite pour un gars qui a plus d'expérience que certains road-trippers !
Ce voyage, c'est bien plus qu'un simple trajet. C'est une découverte de paysages, de cultures et surtout de ce qui rend l'aventure inoubliable : les rencontres humaines. Pierre n'a pas juste mis les gaz et filé en ligne droite. Non, il a pris le temps de savourer chaque stop, chaque pause, profitant des échanges chaleureux qui n'arrivent que dans ces coins perdus. “Il ne rencontre que des gens sympas”, qu’il dit. Si ça, c’est pas une punchline bien placée !
Une promesse d'ado tenue 53 ans après
En 1973, un jeune homme, fraîchement diplômé du bac, se mettait en selle sur son Honda flambant neuf après avoir promis de rejoindre Lourdes. Après plus de cinq décennies, la passion n'a pas vieilli. Le voilà, fidèle à ses promesses, remettant les pieds dans ses souvenirs et rendant hommage à son passé. Une belle façon de redonner vie à un rêve, tout en prenant le temps d'apprécier la route.
Son trajet ? Un véritable road trip avec des pauses stratégiques. Quel geek du moteur ne rêve pas de faire 500 km à la vitesse d’un escargot ? Partant de Lons-le-Saunier le 15 juin, il a traversé le Lot-et-Garonne, rencontrant des sauveteurs improvisés, des curieux et des fans de vintage. Il a d'ailleurs dû jongler avec les prévisions de chaleur pour choisir ses pauses, prouvant qu'il reste agile, même à 71 ans !
Le défi pétrolier et l'esprit d'aventure
Cette aventure n’est pas qu’une promenade de santé. Chaque litre d’essence compte. Pierre a un petit défi personnel : réaliser son trajet sans exploser son budget, en visant le même coût qu’en 1973. Évidemment, à l’époque, il s'agissait de francs; aujourd'hui, c'est en euros, mais l’esprit reste le même. “Pour 50 euros, je fais le tour”, dit-il, fier comme un paon. C’est cet esprit de défi qui rend ce voyage savoureux.
Et que dire de son mode de vie sur la route ? Camping sauvage à la belle étoile, un petit pré, une haie, et il est bon pour la nuit. Eh oui, pas besoin de luxe, juste d’un matelas pneumatique, d'un duvet et de quelques provisions. Une vraie leçon d'humilité dans un monde qui préfère l’extravagance. Et tout ça en restant bien hydraté, un bon conseil à prendre au sérieux quand on tape le bitume par ces chaleurs estivales !
Le tourisme à deux roues : une communion avec les gens
Pierre ne se contente pas de rouler. Il crée des connexions authentiques. Ce talent à glaner des histoires de vie, c’est ce qui pimente sa route. Les gens viennent vers lui, intrigués par son vieux bolide et son histoire. “Ce qui me plaît, c'est le contact avec les gens”, lâche-t-il, un grand sourire aux lèvres. Ce rapport à l'autre est une rareté qu'on perd souvent dans une société à pleine vitesse.
Tout au long de son voyage, une phrase revient : “Si j'ai mon Bac, je pars à Lourdes”. Une promesse transformée en aventure et qui, 53 ans plus tard, résonne plus que jamais. Pour lui, ce n'est pas juste une destination, mais un symbole de l’engagement pris envers soi-même. Et ça, c'est du lourd.
Alors, chers camarades motards, oui, ce périple peut sembler fou. Mais c'est un legs aux générations d'après : voyager, rêver et ne jamais arrêter de croire en ses promesses. Si ça ne donne pas envie de prendre la route, alors quoi d'autre pourrait le faire ?
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